En 1992 « Les Amis du Patrimoine de Taingy » désiraient donner une reconnaissance nationale et internationale à leur village par la création des Armoiries de Taingy.

La réalisation d’une telle entreprise ne pouvait se faire que par l’obtention du Brevet d’Armoiries auprès des Instances Nationales et du Conseil Français d’Héraldique. Ainsi le « blason » du village serait le garant de cette reconnaissance.

Pour la première fois, en France, une proposition d’Armoiries Villageoises était acceptée avec les compliments du Conseil Français d’Héraldique dès sa présentation initiale. Sur l’initiative de compétences, les villageois ont participé, lors d’une réunion de tous, à la finalisation du blason.

Les Armoiries de Taingy se lisent comme suit :

« D’azur à une épée renversée de Saint Martin d’argent, garnie d’or, pommetée de gueules, brochant sur 2 épis de blé d’or posés en sautoir ; au chef parti : a) d’argent à trois anilles de sable – b) d’or à 3 tourteaux de gueules ».

(Homologation des Armoiries de Taingy, conformes aux lois et règles de la science héraldique, officiellement enregistrées par Brevet n° 198 / 1993 du 23 novembre 1993).

– L’épée de St. Martin en plein abîme parce que ce Saint homme est le saint patron de la paroisse et aussi pour honorer son passage sur le territoire du village lors de son voyage à Auxerre. L’abîme, de couleur Azur, signifie qu’il s’agit là des armoiries d’une contrée de France.

– Deux épis de blé en sautoir rappellent les privations consenties par les habitants qui, au plus fort des disettes et misères, ont toujours partagé volontairement ou par réquisition leur mince récolte prise sur les deux versants cultivables en céréales.

– Trois anilles au franc-quartier obligent à se souvenir qu’en ce lieu existaient trois moulins et qu’il pouvait s’agir déjà de collines et d’endroit venteux. L’anille est cette pièce de fer forgé servant à immobiliser les ailes du moulin dans le sens du vent.

– Les trois tourteaux des Seigneurs de Courtenay et Ducs de Nevers suzerains de Taingy rappellent l’appartenance. Pierre de Courtenay, septième fils de Louis VI Le Gros et d’Adélaïde de Savoie, reçoit de son père les terres du Comté d’Auxerre et du Comté de Nevers. Pierre de Courtenay fût le premier seigneur suzerain de l’Empire Chrétien de Jérusalem.

En lisant de prime abord les Armoiries de Taingy, nous dirons :

«  Voici un village de France dont l’histoire est liée aux Seigneurs de Courtenay et Ducs de Nevers, dont le Saint patron est St. Martin et qui possédait trois moulins à vent sur son territoire. Son histoire liée à la culture du blé représente une grande part de la réalité et des réalités vécues par les villageois de cet endroit ».

 

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